LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Bizarreries et monstruosités diverses

Les ordres principaux constituant les insectes sont les coléoptères, les diptères, les hétéroptères, les hyménoptères, les lépidoptères, les odonates et les orthoptères.

En gros, pour le profane: les scarabées, les mouches, les punaises, les guêpes, les papillons, les libellules et les sauterelles.

Il faut préciser un peu.

Les scarabées ne représentent en fait qu'une famille au sein des coléoptères.

De même que les mouches "vraies" au sein des diptères.

Les hyménoptères comprennent aussi les abeilles, les fourmis, et bien d'autres familles.

Les odonates sont divisés en libellules et demoiselles.

Les orthoptères en sauterelles et en criquets.

 

A côté de ces ordres, qui sont les plus connus, il en existe bien d'autres, au sein desquels nous trouvons des espèces familières.

 

Les dictyoptères comptent la famille des Mantidae, avec en leur sein, la bien connue mante religieuse.

Mantis religiosa:

 

DICTYOPTERA MANTIDAE Mantis religiosa 1.JPG 

 

 

DICTYOPTERA MANTIDAE Mantis religiosa 3.JPG

 

Et sa cousine.

Iris oratoria:

 

DICTYOPTERA MANTIDAE Iris oratoria 2.JPG

 

Les dermaptères comptent les Forficulidae, avec, en particulier le très commun perce-oreille.

Forficula auricularia:

 

DERMAPTERA FORFICULIDAE Forficula auricularia.JPG

 

Les éphéméroptères (éphémères) sont aussi bien connus, surtout des pécheurs à la ligne.

Ils comptent plusieurs familles.

Ici, un représentant des Baetidae.

Cloeon dipterum:

 

EPHEMEROPTERA BAETIDAE Cloeon dipterum.JPG

 

Parmi les neuroptères, nous connaissons tous les fourmilions.

Mais ceux-ci sont également plusieurs.

Distoleon tetragrammicus:

 

NEUROPTERA MYRMELEONTIDAE Distoleon tetragrammicus 1.JPG

 

Megistopus flavicornis:

 

NEUROPTERA MYRMELEONTIDAE Megistopus flavicornis.JPG

 

La chrysope verte, très banale, appartient aussi à l'ordre des neuroptères.

Chrysopeerla carnea:

 

NEUROPTERA CHRYSOPIDAE Chrysopeerla carnea (chrysope verte).JPG

 

Il existe aussi certaines familles parfaitement inconnues des profanes.

Nous en ignorions personnellement le nom il y a encore quelques mois en arrière.

Par exemple les rhaphidioptères.

Rhaphidioptera sp.:

 

RAPHIDIOPTERA Raphidiopterae sp..JPG

 

Les homoptères correspondent à un sous-ordre qui est très connu à cause de l'une de ses espèces, la fameuse cicadelle blanche.

Celle-ci, introduite à partir des États-Unis dans les années 80, a rapidement colonisé le sud de la France.

L'on nous promettait, à cause d'elle (il s'agit d'un insecte polyphage) un désastre écologique qui ne s'est pas produit.

Comme souvent, nous abordons l'écologie par le petit bout de la lorgnette et nous nous polarisons sur des phénomènes mineurs.

Les vrais désastres en cours sont passés sous silence.

Certes, la cicadelle blanche nuit au développement de certaines cultures.

Mais les apiculteurs se réjouissent de sa présence car elle exsude un miellat qui attire les abeilles, lesquelles le transforme en miel.

Metcalfa pruinosa:

 

HOMOPTERA FLATIDAE Metcalfa pruinosa (cicadelle blanche).JPG

 

Au sein du groupe des homoptères existent de nombreuses espèces.

Comme il s'agit d'insectes très petits, nous ignorons en général leur présence.

Mais, s'il l'on est attentif, nous sommes obligés d'en rencontrer dans nos jardins.

Philaenus spumarius:

 

HOMOPTERA APHROPHORIDAE Philaenus spumarius 3.JPG

 

Cicadella viridis:

 

HOMOPTERA CICADELLIDAE Cicadella viridis.JPG

 

Issus coleoptratus:

 

HOMOPTERA ISSIDAE Issus coleoptratus 1.JPG

 

Et même, avec un peu de chance, quelques espèces très méconnues.

Fieberiella florii:

 

HOMOPTERA CICADELLIDAE Fieberiella florii.JPG

 

Phlogotettix cyclops:

 

HOMOPTERA CICADELLIDAE Phlogotettix cyclops.JPG

 

Certaines espèces ont des allures vraiment bizarres.

Strictocephala bisonia:

 

HOMOPTERA MEMBRACIDAE Stictocephala bisonia.JPG

 

D'autres nous rappellent que l'usage du macro est nécessaire si l'on veut réussir à peu près ses photographies d'insectes.

Tettigrometra impressopuncta au zoom (snif!):

 

HOMOPTERA TETTIGOMETRIDAE Tettigrometra impressopunctata.JPG

 

Les aleurodes font aussi parti des homoptères.

Aleyrodes sp.:

 

HOMOPTERA ALEYRODIDAE Aleyrodes sp..JPG

 

Mais, parmi les homoptères, les plus connues, et les plus emblématiques de la région, sont évidemment les cigales.

Elles nous servent de thermomètre estival, car elles commencent à chanter lorsque la température dépasse 28 degrés.

Cicada orni:

 

HOMOPTERA CICADIDAE Cicada orni 1 (cigale de l'Orne).JPG

 

Enfin, nous connaissons tous ces fameux insectes qui n'en sont pas, parce que leur nombre de pattes ne correspond pas (à quoi tiennent les choses).

Au premier plan desquels les araignées (cf. article "il y a un monstre dans le jardin").

Les araignées, qui ne sont pas des insectes (Elles ont huit pattes!), font partie (comme les insectes, qui ont eux 6 pattes!) de l’embranchement des arthropodes.

Mais attention!

Quelqu'un vous a forcément déjà seriné cette antienne désuète et agaçante:

"Les araignées ne sont pas des insectes, elles ont huit pattes, et pas six, et gnagnagna...".

Si cela vous arrive encore, vous pourrez d'abord répondre que l'on dit plutôt quatre paires de pattes.

Que, de plus, certains arthropodes disposent de 3 paires de pattes (hexapodes) et ne sont pas des insectes pour autant (les entognathes).

Et surtout qu'il ne suffit pas d'avoir quatre paires de pattes pour être une araignée.

Voir, entre autre, les scorpions et les tiques.

Erythraeidae sp.:

 

PROSTIGMATA TROMBIDIIDAE Trombidiidae sp. 2.JPG

 

Pour en finir avec cela, il reste, évidemment, tous ceux qui ont un "moulon" de paires de pattes.

Parmi ceux-ci, les iules (qui sont des diplopodes). 

Cylindroiulus caerulocinctus:

 

DIPOPLODA JULIDAE Cylindroiulus caeruleocinctus.JPG

 

Les scolopendres (qui sont des chilopodes).

Scolopendra cingulata:

 

SCOLOPENDROMORPHA SCOLOPENDRIDAE Scolopendra cingulata.JPG

 

Pseudogeophilus mediterraneus:

 

GEOPHILOMORPHA LINOTAENIIDAE Strigamia sp. 1.JPG

 

Sans oublier les cloportes, qui sont des crustacés terrestres.

Porcellio montanus:

 

ISOPODA PORCELLIONIDAE Porcellio montanus.JPG

 

Armadillidium sp.:

 

GLOMERIDA GLOMERIDAE Glomeris marginata (cloporte).JPG

 

Attention à ne pas confondre les cloportes avec les gloméridés, qui leur ressemblent.

Ceux-ci sont des diplopodes, comme les iules, et non pas des crustacés.
Glomeris sp.:

 

GLOMERIDA GLOMERIDAE Glomeris intermedia.JPG

 

Toutefois, cloportes et gloméridés présentent un certain nombre de similitudes.

Par exemple, les deux nous renvoient à l'expression "se rouler en boule".

En ce qui les concerne, il s'agit évidemment d'une tactique de défense.

Dans certaines régions, les cloportes sont si gros que l'on peut faire une partie de pétanque avec.

 

4-cloportes-en-boule-dans-une-main-1175096917-1577218.jpg

(droits réservés)

 

En ce qui nous concerne, se rouler en boule est aussi une tactique de défense.

Si ce n'est que nous ne sommes plus les victimes d'aucun prédateur.

Sauf accident malencontreux (surfeurs malchanceux attaqués par des requins, chasseurs débiles par des lions, Leonardo Dicaprio par un ours...).

 

Rev - bear.jpg
(droits réservés)

 

Par contre, souvent, nous devons nous rouler en boule afin d'échapper à la médisance et à la stupidité.

Qui peuvent s'avérer tout autant dangereuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



09/03/2017
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