LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Cinq ans plus tard, des papillons

Il y a plus de cinq ans qu'aucune substance issue de la chimie industrielle n'a été utilisée dans notre jardin.

L'une des premières choses que nous avons facilement constaté, au fil des ans, ce fut le retour de nombreuses espèces de papillons.

Cela, n'importe qui peut le remarquer très facilement car les papillons sont, sur tous les plans, les insectes les plus admirables.

Ils sont de couleurs très variées, souvent très vives. Ce sont des insectes parmi les plus gros.

Ils volettent sans cesse, butinent de longue. Bref, personne ne peut les rater.

 

NYMPHALIDAE Pyronia cecilia 4 (ocellé de la canche).JPG

 

Les premiers insectes vers lesquels se porte spontanément l'entomologiste amateur sont souvent les papillons.

Après avoir chatouillé en premier les odonates, très vite, nous nous sommes donc penchés sur les papillons. Au début un peu naïvement.

Nos premières cibles furent les Nymphalidae.

Parmi nos premiers clichés, une espèce ne sembla poser aucun problème, il s'agissait de Coenonympha pamphilus (le fadet commun):

 

NYMPHALIDAE Coenonympha pamphilus 1 (fadet commun).JPG

 

Mais très vite, il y eut comme un premier désenchantement.

En effet, d'autres spécimens, que nous avions pris initialement pour des fadets, n'en étaient point.

Ainsi, Maniola jurtina (le myrtil):

 

NYMPHALIDAE Maniola jurtina 3 (myrtil).JPG

 

Ou encore, Pyronia cecilia (l'ocellé de la canche), d'abord confondu avec Pyronia tithonus (l'amaryllis), lequel ne figure plus dans nos photos.

 

NYMPHALIDAE Pyronia tithonus 2 (amaryllis).JPG

 

N'importe quel entomologiste averti pourrait ici se foutre de nous, à condition d'oublier ce que furent ses premiers pas.

Lorsque nous prenons nos premières photos, nos connaissances en la matière sont nulles.

Nous avons tout découvert au fil des clichés d'insectes que nous avons réalisé. Et nos premiers guides entomologiques étaient pour le moins succincts.

Heureusement, Pyronia cecilia eut l'amabilité de fréquenter souvent, et tardivement notre jardin, tout en ouvrant parfois ses ailles autrement qu'en vol, ce qui nous permit de nous assurer de son identité:

 

NYMPHALIDAE Pyronia cecilia 1 (ocellé de la canche).JPG

 

Mais, dans nombre de cas, le doute subsiste, entretenu par certains sites internet approximatifs.

Ainsi, ce fadet ne serait-il point un myrtil?

 

NYMPHALIDAE Coenonympha pamphilus 4 (fadet commun).JPG

 

6eeb4aebaf1db5c677de56637a17ba8f.jpg
(droits réservés)

 

D'autres Nymphalidae, heureusement, ne posent pas de problèmes de détermination, tant ils sont caractéristiques, par exemple le magnifique Polygonia c-album (le Robert-le-diable):

 

NYMPHALIDAE Polygonia c-album 1 (robert le diable).JPG

 

Ou encore le non moins magnifique Melanargia galathea (le demi-deuil):

 

NYMPHALIDAE Melanargia galathea 2 (demi-deuil).JPG

 

ou encore Melitaea didyma (la mélitée orangée):

 

NYMPHALIDAE Melitaea didyma 2 (mélitée orangée femelle).JPG

 

ou enfin Vanessa cardui (la belle-dame):

 

NYMPHALIDAE Vanessa cardui 6 (belle-dame).JPG

 

L'ennui avec les Nymphalidae, c'est que certains n'offrent quasiment aucune occasion de les photographier les ailes ouvertes.

C'est le cas, par exemple, de Brintesia circe (le silène):

 

NYMPHALIDAE Brintesia circe 1 (silène).JPG

 

Nous l'avons aperçu de nombreuses fois, mais toujours posé les ailes fermées.

Certains, sur le net, ont eu l'opportunité de le photographier posé ailes ouvertes (nous parlons, bien sûr, de spécimens vivants).

Quelques espoirs restent donc permis.

Avec Lasiommata megera (la mégère), la détermination fut assez simple:

 

NYMPHALIDAE Lasiommata megera 4 (mégère  femelle).JPG

 

Bien que l’honnêteté nous oblige à dire que, lors de nos premiers pas, nous la confondions parfois (eh oui! il faut un début à tout) avec Pararge aegeria (le tyrcis):

 

NYMPHALIDAE Pararge aegeria 3 (tircis).JPG

 

Certains sites nous furent d'une aide précieuse, en particulier "Papillons de France" et "Les carnets du lépidoptériste français".

Au niveau des livres, on peut citer l'excellent "Guide Delachaux des papillons de France".

 

(droits réservés)

 

Il en est, évidemment, bien d'autres.

 

Au sein des Nymphalidae existe aussi, chez certaines espèces, un polymorphisme sexuel, moins important toutefois que chez certains odonates.

Ainsi, l'une des espèces ici présentées est une femelle (la mégère).

Voici à quoi ressemblent le mâle:

Lasiommata megera mâle:

 

NYMPHALIDAE Lasiommata megera 2 (mégère  mâle).JPG

 

L'automne arrivant, nous pensions en avoir fini avec les Nymphalidae, lorsque surgit Vanessa atalanta (le vulcain) en nombre:

 

NYMPHALIDAE Vanessa atalanta 1 (vulcain).JPG

 

Il est encore présent au début du mois de novembre, mais sans doute n'est-ce là qu'un effet du réchauffement climatique.

Enfin, pour conclure, une espèce assez banale, mais qui reste notre préférée, ce d'autant qu'elle nous a gratifiés de sa présence pendant plusieurs semaines.

Limenitis reducta (le sylvain azuré):

 

NYMPHALIDAE Limenitis reducta 2 (sylvain azuré).JPG

 

Au terme de cette première saison, nous éprouvons une certaine frustration.

Ainsi, nous avions eu l'occasion de rencontrer au sein de notre précédent jardin certaines espèces telle Argynnis paphia (le tabac d'Espagne) ou Aglais urticae (la petite tortue).

Nous les pensions banales.

Elles se sont pourtant avérées être absentes, ou rares et bien cachées.

Mais douze espèces de Nymphalidae pour un seul jardin, ce n'est déjà pas si mal.

Comme disait Duschmoll, nous aurions signé pour le score avant de jouer le match.



25/10/2016
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 67 autres membres