LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Cinq ans plus tard, d'autres papillons

Les lépidoptères étaient autrefois séparés en deux catégories, devenues aujourd'hui obsolètes, les papillons de jour (rhopalocères) et les papillons de nuit (hétérocères).

Les rhopalocères présents en France se répartissent en cinq familles, les Nymphalidae, les Lycaenidae, les Papilionidae, les Hesperiidae et les Pieridae.

Pour un total d'environ 250 espèces.

Les Nymphalidae ont fait l'objet de l'article précédent intitulé "cinq ans plus tard, des papillons".

Les cinq ans font référence au temps passé entre la mise en route de la permaculture et nos premières observations.

A côté des Nymphalidae, la deuxième famille, celles des Lycaenidae, parait bien terne à l'observateur inattentif.

 

LYCAENIDAE Cacyreus marshalli 5 (brun des pelargoniums).JPG

 

Les espèces concernées sont nettement plus petites, et n'attirent pas particulièrement le regard.

Tout au plus, une minuscule tache bleue nous distrait-elle parfois lors de nos pérégrinations printanières.

 

LYCAENIDAE Glaucopsyche alexis 1 (azuré des cytises).JPG

 

Pourtant, les Lycaenidae sont au moins autant spectaculaires que les Nymphalidae.

Mais ils sont beaucoup plus discrets.

Nous avions pourtant remarqués occasionnellement ces quelques taches bleues.

Elles suscitèrent à nouveau notre attention.

Mais cette fois avec un œil d'entomologistes débutants, œil rivé sur nos objectifs de photographes amateurs.

Et, enfin, les taches bleues se révélèrent.

Polyommatus icarus (l'azuré commun):

 

LYCAENIDAE Polyommatus icarus 3 (azuré commun).JPG

 

Lysandra hispana (le bleu nacré espagnol):

 

LYCAENIDAE Lysandra hispana 1 (bleu nacré espagnol mâle).JPG

 

Glaucopsyche alexis (l'azuré des cytises):

 

LYCAENIDAE Glaucopsyche alexis 2 (azuré des cytises).JPG

 

Malheureusement, les Lycaenidae, eux aussi, peinent à prendre la pose "ailes ouvertes" lorsqu'ils sont au repos.

De fait, leur couleur bleue, souvent, nous échappe.

Lampides boeticus (l'azuré porte-queue):

 

LYCAENIDAE Lampides boeticus (azuré porte-queue).JPG

 

Leptotes pirithous (l'azuré de la luzerne):

 

LYCAENIDAE Leptotes pirithous 3 (azuré de la luzerne).JPG

 

Dans certains cas, ils sont bleus "dedans" et "dehors".

Lorsqu'il s'agit d'une espèce moins répandue, l'on se contente d'un cliché médiocre.

Il n'y a plus qu'à espérer le revoir l'année prochaine.

Cupido osiris (l'azuré de la chevrette):

 

LYCAENIDAE Cupido osiris (azuré de la chevrette).JPG

 

Chez certaines espèces, le polymorphisme sexuel est net, et seul le mâle se pare de bleu.

Lysandra hispana (bleu nacré espagnol femelle):

 

LYCAENIDAE Lysandra hispana 3 (bleu nacré espagnol femelle).JPG

 

Les Lycaenidae, évidemment, ne sont pas tous bleus.

De fait, ceux qui ne le sont pas sont encore plus discrets que leurs congénères colorés.

Satyrium esculi (le thècla du kermès):

 

LYCAENIDAE Satyrium esculi 3 (thècla du kermès).JPG

 

Satyrium spini (le thècla des nerpruns):

 

LYCAENIDAE Satyrium spini 2 (thècle des  nerpruns).JPG

 

Flavonius quercus (le thècla du chêne):

 

LYCAENIDAE Flavonius quercus 4 (thècle du chêne).JPG

 

D'autres, malgré l'absence de bleu, se parent élégamment.

Lycaena phlaeas (le cuivré commun):

 

LYCAENIDAE Lycaena phlaeas 1 (cuivré commun).JPG

 

Aricia agestis (le collier de corail, et non pas la fille de Thorgal, pour les connaisseurs de bandes dessinées):

 

LYCAENIDAE Aricia agestis 2 (collier de corail).JPG

 

Enfin, il existe des espèces très banales, que l'on s'attend à rencontrer, surtout lorsque sa terrasse est ornée de géraniums.

Ils semblaient désespérément absents, jusqu'à ce qu'enfin le mois d'Aout arrive.

Alors, ils se sont mis à pulluler.

Cacyreus marshalli (le brun des pélargoniums):

 

LYCAENIDAE Cacyreus marshalli 4 (brun des pelargoniums).JPG

 

Bizarres Lycaenidae, si peu ostensibles qu'on les oublie, extrêmement dépendants de leurs végétaux hôtes, plus petits que les Nymphalidae...

Mais si attachants pour n'importe quel lépidoptériste amateur.

Onze espèces différentes dans le Jardin de Choui et Leia pour la première saison.

Il ne nous reste plus qu'à attendre le printemps prochain, en espérant que, d'ici là, notre œil se soit exercé à mieux les voir, et notre œil photographique à mieux saisir leur beauté discrète.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



27/10/2016
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