LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Cinq ans plus tard, encore d'autres papillons

Tous nos articles consacrés aux papillons sont intitulés "cinq ans plus tard" parce que, depuis cinq ans, notre jardin est strictement permaculturel.

Il nous a semblé (mais cela n'est peut-être qu'une illusion) que les papillons, depuis quelques temps, étaient plus nombreux.

De fait, ce sont eux qui ont déclenché notre intérêt pour l'entomologie.

 

Les papillons de jour, que l'on appelle aussi les rhopalocères, comptent cinq familles.

Les Nymphalidae et les Lycaenidae sont traitées dans d'autres articles du blog.

Les trois autres familles sont les Papilionidae, les Hesperidae, et les Pieridae.

L'expression "papillons de jour", en fait, est devenue obsolète car certains "papillons de nuit" volent le jour, et de rares "papillons de jour" volent la nuit.

Nous l'avons gardée par facilité.

 

Les Papilionidae, nous les connaissons bien, car ils comportent le fameux machaon grand porte-queue, qui jouit d'une notoriété certaine.

Hélas, ce papillon, assez fréquent naguère, se fait de plus en plus rare.

Lors de cette première année d'observation, nous n'en avons rencontré qu'un seul, qui échappa à nos objectifs.

Nous espérons, évidemment, en revoir l'an prochain.

Si ce n'est pas le cas, nous continuerons à nous inquiéter quant à la sixième extinction.

Heureusement, les flambés, eux, ne manquent pas.

Comme ils adorent prendre la pause, ils s'avèrent, sûrs de leur beauté, être très photogéniques.

Iphiclides podalirius:

 

 PAPILIONIDAE Iphiclides podalirius 3 (flambé).JPG

 

PAPILIONIDAE Iphiclides podalirius 6 (flambé).JPG

 

Les Pieridae, nous les connaissons bien aussi car ils comportent la très connue piéride du chou.

Le seul problème est que, dans le jardin de Choui et Leia, nous n'avons jamais vu de piérides du chou.

Ou, si nous en avons rencontré, nos objectifs les ont ratées.

Par contre, de nombreuses piérides de la rave ont butiné nos lavandes.

Pieris rapae:

 

 PIERIDAE Pieris rapae 3 (piéride de la rave).JPG

 

Dans la même famille, une belle mais hélas unique rencontre avec un souci.

Colias crocea:

 

 PIERIDAE Colias crocea 2 (souci).JPG

 

Tard dans la saison, puisque nous ne l'avons pas rencontré avant le mois d'octobre, un marbré de vert.

Pontia daplidice:

 

 PIERIDAE Pontia daplidice 2 (marbré de vert).JPG

 

Tout au long de l'été, il y eut de nombreux citrons.

Gonopteryx rhamni:

 

 PIERIDAE Gonepteryx rhamni 2 (citron).JPG

 

Gonopteryx cleopatra:

 

PIERIDAE Gonepteryx cleopatra 3 (citron de Provence) (2).JPG
 

Jusque là, nous les appelions "citrons", avant de constater qu'ils étaient constitués de deux espèces différentes.

Ce que n'importe quel lépidoptériste, même débutant, n'ignore pas.

Certes, posés, ils se ressemblent beaucoup.

Mais en vol, ils sont très reconnaissables.

Le citron de Provence présente de grandes plages orangées sur les ailes antérieures.

Dans la photo qui suit, on les devine par transparence.

Gonopteryx cleopatra:

 

 PIERIDAE Gonepteryx cleopatra 4 (citron de Provence).JPG 

 

La dernière famille, les Hesperidae, nous ne les connaissions pas avant d'ouvrir un livre sur les lépidoptères.

Ils furent pourtant nombreux à se promener chez nous.

Parmi eux la grisette.

Carchorodus alceae:

 

 HESPERIIDAE Carcharodus alceae 2 (grisette).JPG

 

Le point de Hongrie, dont on suppose qu'il se nomme ainsi parce que ses ailes ont une allure "parquetée".

Erynnis tages:

 

 HESPERIIDAE Erynnis tages 2 (point de Hongrie).JPG

 

Le tacheté (pour celui-ci, à moins d'être aveugle, on comprend facilement l'origine du nom).

Pyrgus malvoides:

 

 HESPERIIDAE Pyrgus malvoides 1 (tacheté).JPG

 

Et enfin la sylvaine.

Ochlodes sylvanus:

 

 HESPERIIDAE Ochlodes sylvanus 2 (sylvaine).JPG

 

Qui ressemble énormément à l'hespérie du chiendent.

Thymelicus acteon:

 

 HESPERIIDAE Thymelicus acteon (hespérie du chiendent).JPG

 

Quant à la "bande noire", nous ne sommes sûrs de rien, incapables de la distinguer de la sylvaine.

De fait, ceci est peut-être Thymelicus sylvestris, mais peut-être pas.

 

 HESPERIIDAE Thymelicus sylvestris 1 (bande noire).JPG

 

Il n'y a plus maintenant qu'à attendre le printemps prochain pour réussir à prendre de meilleures photos.

Après une saison, le total des espèces différentes de rhopalocères rencontrées dans le jardin de Choui et Leia se chiffre à trente-cinq.

Soit un peu moins de 15% du nombre total d'espèces présentes en France.

Pour nous, cela représente beaucoup.

Mais cela représente aussi une grande frustration car certaines espèces, que nous espérions voir un jour ou l'autre, ne se sont jamais venues.

Que devons-nous en conclure?

Nous sommes préoccupés à l'idée d'être les contemporains de la sixième extinction.

 

2462493389_small_1.jpg

(droits réservés)

 

Peut-être sommes nous paranoïaques?

 

munch_TheScream.jpg

(droits réservés)

 

Sans doute notre jardin n'est-il pas significatif?

Pour l'instant, nous souhaitons juste préserver, à la mesure de nos moyens, la faune sauvage dans l'espace autour de nous.

Si, par heur, nous constations, dans les mois futurs, le retour éventuel de quelques espèces, cela constituerait un espoir. 



10/11/2016
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