LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Pour en finir avec les mouches

Dans la totalité de nos articles consacrés aux diptères, il reste deux familles, importantes, que nous n'avons pas encore abordées.

 

La première est celle des tachinaires.

Ce sont des insectes pollinisateurs.

Mais ce sont aussi des insectes opportunistes qui parasitent divers ordres et familles: hannetons, sauterelles, punaises, etc.

A ce titre, elles sont parfois considérées comme de précieux auxiliaires de l'agriculture.

Mais pas encore assez pour concurrencer Monsanto et consorts.

En fait, elles participent surtout de l'équilibre de nos écosystèmes.

Bithia spreta (2):

 

TACHINIDAE Bithia spreta.JPG

 

Eriothrix rufomaculatus (2):

 

TACHINIDAE Eriothrix rufomaculatus 1.JPG
 

En général, les tachinaires ne sont pas des stars, mais certaines sont assez belles.

Cylindromyia bicolor (2):

 

 TACHINIDAE Cylindromyia bicolor 2.JPG

 

Cylindromyia brassicaria (3):

 

 TACHINIDAE Cylindromyia brassicaria.JPG

 

Cylindromyia intermedia (2):

 

TACHINIDAE Cylindromyia intermedia 3.JPG

 

D'autres présentent des allures très curieuses.

Gymnosoma rotundatum (2) (gymnosome arrondi):

 

 TACHINIDAE Gymnosoma rotundatum 3 (gymnosome).JPG

 

Ectophasia crassipennis (3):

 

 TACHINIDAE Ectophasia crassipennis 1.JPG

 

Eliozeta helluo (2):

 

TACHINIDAE Eliozeta helluo 2.JPG

 

Phasia aurigera (3) (phasie aurigère):

 

TACHINIDAE Phasia aurigera 1.JPG

 

Pour la plupart, l'identification n'est pas (trop) difficile.

Siphona cristata (2):

 

 TACHINIDAE Siphona cristata.JPG

 

Mais, hélas, cela est loin d'être la règle.

Phyllomya volvulus (1) :

 

 TACHINIDAE Gastrolepta anthracina.JPG

 

Parfois c'est un véritable casse-tête, surtout lorsque la photo est mauvaise.

Cylindromia rufipes (1):

 

 TACHINIDAE Cylindromyia rufipes.JPG

 

Enfin, dans certains cas, nous avons fait appel à notre mauvaise foi (cf. article intitulé "la mauvaise foi") pour les déterminer.

Après, tout de même, quelques heures de recherche.

Heureusement, dans notre couple, l'un dispose d'une patience extrême (la femme), quand l'autre aurait plutôt tendance à tout envoyer bouler (l'homme).

Bothria frontosa (1):

 

 TACHINIDAE Bothria frontosa.JPG

 

Peleteria rubescens (1):

 

TACHINIDAE Peleteria rubescens.JPG

 

Le genre Peleteria est difficile à distinguer, pour le débutant, du genre Tachina.

Tachina fera (1) (tachinaire hérissonne):

 

TACHINIDAE Tachina fera.JPG

 

Les deux tachinaires qui suivent sont restées des semaines enkystées dans nos fichiers "indéterminés".

Puis, grâce à la galerie de l'excellent site "Le Monde des Insectes", nous sommes parvenus à une quasi certitude.

Carcella lucorum (2):

 

TACHINIDAE Carcella lucorum.JPG

 

Compsilura concinnata (2):

 

TACHINIDAE Compsilura concinnata.JPG

 

Les tachinaires ne sont donc pas une famille "facile" (mais en est-il seulement?).

Elles font partie de ce que nous nommons les "mouches proprement dites".

C'est-à-dire les diptères que l'on appelle, dans le langage courant, des "mouches".

Reconnaitre une tachinaire en tant que telle n'est pas très compliqué.

Elles ont toutes la particularité de disposer de fortes soies sur les derniers tergites abdominaux.

Macquartia sp. (3):

 

TACHINIDAE Macquartia sp..JPG

 

Bref, elles ont du "poil au cul".

Macquartia dispar (2):

 

TACHINIDAE Macquartia dispar 1.JPG

 

Hélas, les reconnaitre en tant que telles ne suffit pas.

Car elles éprouvent la fâcheuse tendance de se ressembler entre elles.

Eumea sp. (2):

 

TACHINIDAE Eumea sp..JPG
 

Thelaira nigripes (2):

 

TACHINIDAE Thelaira nigripes.JPG

 

Thelaira solivaga (2):

 

TACHINIDAE Thelaira solivaga.JPG

 

D'aucunes poussent le vice jusqu'à se raser les "poils du cul".

Phasia barbifrons (2):

 

TACHINIDAE Phasia barbifrons.JPG
 

En conclusion, les tachinaires représentent une grosse famille de mouches.

Essentielles dans les équilibres des écosystèmes.

Très répandues.

Mais très difficiles à identifier (comme la plupart des mouches).

 

La deuxième famille que nous n'avons pas abordée est extrêmement connue, il s'agit des taons.

Nom scientifique latin: les Tabanidae.

Ceux-là, c'est clair, sont de vraies saloperies.

Tabanus automnalis (2):

 

TABANIDAE Tabanus automnalis.JPG

 

Ils nous gâchent nos après-midis au bord des piscines, nos randonnées estivales...

Pourritures!

Haematopota pluvialis (3) (taon des pluies):

 

TABANIDAE Haematopota pluvialis.JPG

 

Ils s'invitent même dans nos maisons.

De fait, ils en deviennent difficiles à photographier.

Philipomyia aprica (2):

 

TABANIDAE Tabanus bromius.JPG

 

En fait les taons ne "piquent" pas.

Ils ne disposent pas de dards (ce sont des diptères).

Ils ne transpercent pas non plus notre peau, comme les moustiques.

Ils nous mordent et lèchent notre sang...

Beurk!

Des vampires.

 

christopher-lee.jpg
(droits réservés)

 

C'est vraiment dommage, certains sont si beaux.

Chrysops caecutiens (3):

 

TABANIDAE Chrysops caecutiens.JPG

 

En fait seules les femelles sont hématophages (salopes!).

Les mâles, eux, se contentent de consommer du nectar.

Mais, malgré que bien des taons soient présents chez nous, nous n'avons été mordus que quelques fois en quinze ans.

Et toujours sans conséquence.

Bref, nous détestons les taons.

Mais ils ne sont pas si nuisibles que cela.

Leurs piqures sont rares, et peu dangereuses.

Ils participent de la biomasse, disposent de prédateurs qui leur sont spécifiques.

Et ce sont des insectes pollinisateurs au rôle non négligeable.

Bref, l'on peut réhabiliter les taons.

Du moins partiellement.

 

Et voilà!

Cette fois nous en avons vraiment fini avec les mouches.

 

53482340 (2).jpg

(droits réservés)

 

Si, après les divers articles les concernant, vous les regardez toujours de la même manière, c'est que nous avons échoué dans notre mission.

Les mouches nous fatiguent, en fait, pour deux raisons:

-A l'automne, elles rentrent dans les maisons (en réalité seulement cinq ou six espèces d'entre elles), et nous agacent.

-De plus, elles chient partout.

Malgré cela, personnellement, nous n'utilisons pas d'insecticide contre les mouches.

Bien que nous ayons des moutons, un âne et un cheval, notre maison n'est pas envahie.

Et cela ne dure que quelques semaines par an.

Quant aux chiures de mouche, cela rajoute une tâche ménagère, mais bien moins contraignante que la plupart des autres.

De là à dire que nous sommes amoureux des mouches, c'est un peu excessif.

Elles font surtout partie des écosystèmes fragiles, complexes, qui nous entourent et sont nécessaires à la vie sur la planète.

Sans elles, nous ne serions pas là pour en parler.

 



12/07/2017
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