LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Sous les pierres

Au cours de notre première année d'investigation entomologique, nous avons abandonné des groupes entiers.

En particulier les moustiques et les moucherons, faute de temps, et peut-être faute de posséder le matériel photographique adéquat.

Il est aussi un groupe que nous avons délaissé, vous l'aurez sans doute remarqué, il s'agit des fourmis.

Les fourmis, il y en a partout, mais leur identification est très difficile.

 

Elles représentent à elles seules une centaine d'espèces.

C'est dire l'ampleur de la tâche.

Parfois, bien sûr, nous en avons photographié une, de ci de là, mais sans insister.

Messor barbarus:

 

 FORMICIDAE Messor barbarus 2.JPG

 

Camponotus lateralis:

 

FORMICINAE Camponotus lateralis.JPG

 

Pourtant, elles offrent souvent un spectacle fascinant.

Entre autre par leur ténacité, et leur capacité incroyable à transporter des charges beaucoup plus lourdes que leur propre corps.

Messor sp. tirant un ver de terre au moins dix fois plus long qu'elle-même (cela ne se voit pas sur la photo, mais elle y arrive):

 

 IMGP3210 (2).JPG

 

Au milieu de l'automne, les insectes se faisant rares, nous avons décidé de soulever quelques pierres.

Juste histoire de voir ce qu'il se passait dessous.

Nous avons rencontré des colonies de fourmis.

Lasius flavius:

 

FORMICIDAE Lasius flavius.JPG

 

Car si certaines s'observent à même le sol...

Messor capitatus:

 

FORMICIDAE Messor capitatus.JPG

 

...d'autres ont besoin de se cacher sous les caillasses.

Pheidole pallidula:

 

FORMICIDAE Pheidole pallidula.JPG

 

Messor structor:

 

FORMICIDAE Messor structor.JPG

 

A côté des fourmis, il y a plein d'autres choses planquées sous les pierres.

Nous en avons déjà montré dans l'article "bizarreries et monstruosités diverses".

 

Des iules.

Cylindroiulus caeruleocinctus:

 

DIPOPLODA JULIDAE Cylindroiulus caeruleocinctus 2.JPG

 

Des perce-oreilles.

Forficula auricularia, en train de se calter:

 

 DERMAPTERA FORFICULIDAE Forficula auricularia 2.JPG

 

 

Et d'autres espèces farouches, comme ces lépismes, de la famille des poissons d'argent.

Tricholepisma sp.:

 

 ZYGENTOMA LEPISMATIDAE Tricholepisma sp..JPG

 

Une espèce encore jamais rencontrée, apparentée aux cloportes.

Lucasius pallidus:

 

ISOPODA PORCELLIONIDAE Lucasius pallidus.JPG
 

Et encore des choses très bizarres.

Ceci:

 

IMGP3408.JPG
 

Ou encore cela:

 

IMGP3409 (2).JPG
 

Dont nous ignorons tout pour l'instant (et sans doute pour un moment encore).

Franchement, nous ne savons même pas où chercher.

S'agit-il d'adultes (très peu probable), de formes larvaires (probable), ou de vers véritables (beaucoup moins probable)?

 

Pour finir, une bestiole minuscule, un millimètre sans doute, qui n'est pas près de sortir de nos fichiers "espèces indéterminées":

 

IMGP3397.JPG

 

En fait, nous n'avons soulevé que quelques pierres.

 

image003 (2).jpg

(droits réservés)

 

Une dizaine au maximum.

Certains doivent nous prendre pour des mabouls, qui passent leur temps un appareil photo autour du cou, le regard rivé sur le sol, les murs, la végétation...

C'est loin d'être le cas.

En moyenne, selon les semaines, nous avons passé quatre à cinq heures dans le jardin.

Jamais plus.

Cela signale simplement la richesse et la diversité de notre écosystème "personnel".

Et, au delà, de tous les écosystèmes qui nous entourent.

Il suffit de peu de temps pour rencontrer des tas d’espèces différentes.

Et ceci à proximité immédiate.

Sans oublier de soulever les pierres...

 

 

 

 



15/01/2017
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