LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Faisons un (nouveau) point!

Dans un autre article intitulé "Faisons un point", nous avions exprimé le fait que nous ne rencontrerions plus guère de nouvelles espèces d'odonates et de rhopalocères dans le jardin.

C'était vrai.

Mais en partie seulement.

Depuis nous avons rencontré un nouveau papillon de "jour", le magnifique cardinal.

Argynnis pandora (3):

 

NYMPHALIDAE Argynnis pandora 4.JPG

 

Ce qui porte à 43 le total des rhopalocères que nous avons rencontrés.

 

Ainsi que deux nouvelles espèces d'odonates.

Anax parthenope (3) (anax napolitain):

 

AESCHNIDAE Anax parthenope (anax napolitain).JPG

 

Sympetrum striolatum (3) (sympétrum fascié):

 

LIBELLULIDAE Sympetrum striolatum (sympétrum fascié).JPG

 

Donc, un total de 20 espèces différentes d'odonates.

Nous avions, par ailleurs, laissé de côté quatre ordres: les hyménoptères, les diptères, les homoptères et les orthoptères.

Nous allons faire le point essentiellement sur deux d'entre eux.

 

En ce qui concerne les Hyménoptères, le chantier est immense.

Il s'agit du deuxième ordre le plus important avec environ 8000 espèces répertoriées en France.

Pour l'instant, chaque semaine, nous rencontrons au moins une espèce nouvelle.

Et nous n'avons rien publié sur eux depuis un certain temps.

Autant dire que le nombre de nos nouvelles observations, depuis le dernier article les concernant, s'est sensiblement accru.

 

Voici les dernières.

Une "guêpe", facile à déterminer.

Odynerus melanocephalus (3) (odynère à tête noire):

 

VESPIDAE Odynerus melanocephalus 3.JPG
 

Une autre beaucoup plus difficile.

Odynerus poecilus (0):

 

VESPIDAE Odynerus poecilus.JPG

 

Deux pompiles (guêpes chasseuses d'araignées).

Dans le cas des pompiles, sauf exception, nous nous situons dans l'exemple type des limites de l'identification photographique.

On peut dire que les pompiles sont impossibles à déterminer sur photo.

Donc, ici, nous ne fournissons que de vagues approximations.

Auplopus rectus (0):

 

POMPILIIDAE Agenioideus nubecula.JPG
 

Anoplius sp. (1):

 

IMG_0727 (2).JPG

 

Une mutille (guêpe fourmi).

Myrmilla erythrocephala (3) (mutille à tête rouge):

 

MUTILLIDAE Myrmilla erythrocephala 1.JPG
 

Il s'agit bien d'une guêpe.

On note que l'insecte est aptère, c'est-à-dire qu'il n'a pas d'ailes.

Il s'agit d'une femelle.

 

Quelques "abeilles" solitaires.

Andrena thoracica (2):

 

ANDRENIDAE Andrena thoracica 1.JPG

 

Anthidium florentinum (2) (anthidie florentine):

 

MEGACHILIDAE Anthidium florentinum (2).JPG
 

Anthidiellum sp. (3)

 

MEGACHILIDAE Anthidellium sp. 2.JPG

 

Stelis sp. (2):

 

MEGACHILIDAE Stelis sp. 2.JPG

 

Une fourmi.

Camponotus cruentatus (3) (camponote ensanglantée):

 

FORMICIDAE Camponotus cruentatus 2.JPG

 

Pour la seule famille des ichneumons, on dénombre plus de 2000 espèces en France, ce qui est énorme.

Mais ce n'est encore rien.

Dans le monde entier, ce sont environ 25000 espèces qui sont décrites, pour une famille qui pourrait dépasser les 60000 espèces différentes!

Colossal!

Bien que nous soyons dans une zone tempérée, quelques centaines d'espèces restent encore inconnues chez nous.

Parfois, nous avons l'opportunité d'en rencontrer une qui soit répertoriée.

Amblyteles armatorius (3):

 

ICHNEUMONIDAE Amblyteles armatorius 1.JPG

 

D'autres fois, nous arrivons jusqu'au genre.

Cyanopterus sp. (2):

 

BRACONIDAE Cyanopterus sp..JPG

 

Enfin, toujours dans les hyménoptères, une famille que nous avons un peu négligée: les tenthrèdes.

On les nomme, bien qu'elles soient des guêpes, les "mouches à scie".

Contrairement à toutes les espèces précédentes, qui font partie du sous-ordre des Apocrites, les tenthrèdes appartiennent au sous-ordre des Symphytes.

Pour faire simple, les Symphytes sont des hyménoptères "sessiles".

C'est-à-dire que ce sont des guêpes qui n'ont pas des "tailles de guêpes".

Voici donc quelques tenthrèdes nouveaux dans le jardin de Choui et Leia.

Macrophya rufipes (3) (symphyte à pattes rouges):

 

TENTHREDINIDAE Macrophya rufipes.JPG

 

Les tenthrèdes sont très nombreux, et, eux aussi, très difficiles à déterminer sur photos.

Souvent, nous supposons (ce qui n'a rien de scientifique).

Emphytus cinctus (1):

 

TENTHREDINIDAE Emphytus cinctus.JPG 

 

Aneugmenus sp. (2):

 

TENTHREDINIDAE Aneugmenus sp..JPG
 

Macrophya militaris (2):

 

TENTHREDINIDAE Macrophya militaris.JPG
 

Macrophya duodecimpunctata (1):

 

TENTHREDINIDAE Macrophya duodecimpunctata.JPG

 

Heureusement, quelque fois, le tenthrède est assez caractéristique pour arriver à une (quasi) certitude.

Allantus viennensis (3):

 

TENTHREDINIDAE Allantus viennensis 1.JPG

 

Plusieurs tenthrèdes ressemblent à des pompiles.

On peut considérer, dans ces cas, avoir affaire à une forme de mimétisme batésien (voir article "Techniques de défenses").

Macrophya annulata (3):

 

TENTHRENIDAE Macrophya annulata 3.JPG

 

Et voilà (pour l'instant) pour les Hyménoptères!

154 espèces rencontrées dans notre jardin contre 8000 en France métropolitaine!

Encore du travail en perspective.

 

En ce qui concerne les diptères, nous ne sommes pas près, non plus, d'en avoir fini.

Malgré tous les articles déjà publiés les concernant.

Même avec les syrphes.

Bien qu'ils représentent la famille au sein de laquelle nous avons rencontré le plus d'espèces, nous en trouvons encore de nouvelles.

Volucella inflata (3) (volucelle enflée):

 

SYRPHIDAE Volucella inflata 2.JPG
 

Chrysotoxum intermedium (3):

 

SYRPHIDAE Chrysotoxum intermedium.JPG
 

Volucella zonaria (3) (volucelle zonée):

 

SYRPHIDAE Volucella zonaria 1.JPG

 

Avec les taons, nous n'en avons pas tout-à-fait fini non plus.

Tabanus bromus (2) (taon des bromes):

 

TABANIDAE Tabanus bromus.JPG
 

Quelques nouvelles rencontres avec les "mouches à longues pattes".

Hélas, la famille des Dolichopodidae est méconnue.

Nous devons nous contenter (encore) d'approximations.

Sciapus sp. (2):

 

DOLICHOPODIDAE Sciapus sp. 1.JPG

 

Dolichopus reflectus (1):

 

DOLICHOPODIDAE Dolichopus reflectus 1.JPG

 

Toujours dans l'enfer des mouches, d'autres espèces difficiles à déterminer.

Chez les thérévides.

Thereva aurata (1) (thérève dorée):

 

THERAVIDAE Thereva aurata.JPG

 

Et les sarcophagides.

Brachicoma devia (1):

 

SARCOPHAGIDAE Brachicoma devia.JPG

 

D'autres chez les Anthomyiidae, peu accessibles au débutant.

Botalina fugax (1):

 

ANTHOMYIDAE Botalina fugax.JPG
 

Delia radicum (1):

 

ANTHOMYIDAE Delia radicum.JPG

 

Lasiomma sp. (2):

 

ANTHOMYIDAE Lasiomma sp. 1.JPG

 

Hydrophoria sp. (2):

 

ANTHOMYIIDAE Hydrophoria sp. 1.JPG

 

Nous avons indiqué, dans ces cas, des espèces dont la plupart ne sont pas certaines, loin s'en faut.

Même les genres sont parfois douteux.

C'est tout le problème de l'entomologiste amateur.

Il fait preuve d'une forme d'enthousiasme brouillon.

Et ne se résout pas toujours à laisser une case vide.

Mais souvent, il se trompe...

 

La mouche qui suit nous a particulièrement donné du fil à retordre.

Nous étions incapable d'en trouver ne serait-ce que la famille.

Nous avons interrogé les sites spécialisés: inconnue au bataillon.

Finalement, nous avons été dirigé vers l'excellent site anglo-saxon "Diptera info ".

Un seul exemplaire de l'animal.

Qui s’avéra être, contre toute attente, encore une anthomyie.

Calythea nigricans (3):

 

ANTHOMYIIDAE Calythea nigricans.JPG

 

Cela signifie-t-il que la mouche en question est rare?

C'est peu probable.

Elle est surtout très petite et, sauf coup de bol, échappe aux investigateurs.

 

Heureusement, toutes les mouches ne se ressemblent pas entre elles.

De temps en temps, nous en rencontrons une qui soit vraiment différente.

Comme celle-ci, appartenant à la famille des Lauxaniidae.

Calliopum sp. (3):

 

LAUXANIIDAE Calliopum sp. 2.JPG

 

Ou cette autre, appartenant à la famille des Asilidae.

Choerades fimbriata (3):

 

ASILIDAE Choreades fimbriata.JPG

 

Avec 236 espèces rencontrées dans le jardin, c'est l'ordre des Diptères qui est le mieux représenté dans nos listings.

Si l'on nous avait dit, il y a quelques années en arrière, qu'existaient 236 espèces de mouches dans notre jardin, nous aurions pensé à un sketch de la caméra invisible...

Depuis, nous avons appris que les diptères représentent environ 6500 espèces en France...

 

En ce qui concerne les homoptères, nous avons fait un point dans l'article intitulé "Impossibles à photographier".

Les homoptères (cigales, cicadelles, pucerons...) constituent, avec les hétéroptères (punaises), l'un des deux sous-ordres de l'ordre des Hémiptères.

Les hémiptères comptent environ 3500 espèces différentes en France.

Dans notre jardin, nous en sommes à 85.

It's a long, long way...

 

Stictocephala bisonia (3) (cicadelle bison):

 

MEMBRACIDAE Stictocephala bisonia 3.JPG

 

Les orthoptères (sauterelles, criquets, grillons...) représentent un ordre plus petit, avec à peine plus de 200 espèces différentes.

Nous n'avons rencontré aucune nouveauté depuis un an, et nous stagnons à 20 espèces.

C'est peu.

Ne savons-nous pas regarder?

Ou chercher?

C'est peu, mais cela représente tout-de-même 10% des espèces présentes en France.

Il semblerait que, lorsque nous dépassons les 10% du total de l'ordre, nous commençons à "ramer".

Decticus albifrons (3) (dectique à front blanc):

 

TETTIGONIIDAE Decticus albifrons 2.JPG

 

Une des questions qui se pose à nous à ce stade est la suivante:

- A partir de quand commencerons-nous à rencontrer de moins en moins d'espèces différentes dans notre jardin?

Pour l'instant ce n'est pas le cas, à l'exception des odonates, des rhopalocères, mais aussi des orthoptères.

 

Si nous nous référons à la barre des 10%, nous devrions encore rencontrer 650 hyménoptères, 400 mouches, 350 papillons de "nuit", 800 coléoptères, 120 araignées, 250 hémiptères, et environ 180 autres espèces dans les autres ordres.

Nous avons de la marge...

Bien sûr, cette arithmétique ne repose pas sur grand chose.

Mais nous pressentons en avoir encore pour un bout de temps.

Dans tous les cas, nous verrons bien...

Selon le rythme des rencontres à venir, nous referons un point dans deux mois, ou deux ans, ou peut-être jamais...

 

En attendant, un nouveau papillon de "jour" est venu s'ajouter à la liste.

Nous nous préoccupions, dans un de nos tous premiers articles sur les lépidoptères, de ne plus en rencontrer.

Le voici qui nous fait mentir.

Papilio machaon (3) (grand porte-queue):

 

PAPILIONIDAE Papilio machaon 1.JPG

 

Et, lorsque plus aucune espèce nouvelle ne se présentera, nous continuerons à photographier les "anciennes".

Il y a tellement de photos ratées dans le blog...

Certains insectes méritaient mieux.

Calopteryx splendens 2016 (caloptéryx éclatant):

 

CALOPTERYGIDAE Calopteryx splendens 2 (calopteryx éclatant).JPG
 

Calopteryx splendens 2017:

 

CALOPTERYGIDAE Calopteryx splendens 4.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 



02/09/2017
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