LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Impossibles à photographier

Faire un article dans le blog consiste, avant tout, à montrer des photos.

Et, si possible, des photos assez réussies.

Malgré tout, nous publions encore beaucoup de photos médiocres, bien que nous possédions un meilleur matériel qu'au début.

Et que nous parvenons un peu mieux à l'utiliser.

Euscelis incisus (2):

 

CICADELLIDAE Euscelis incisus 1.JPG

 

En général, nous publions des photos médiocres quand nous n'avons rencontré l'insecte qu'une seule fois.

Comme ceux-ci ne prennent pas la pose, parfois ils s'envolent et c'est foutu.

C'est très frustrant, mais c'est comme çà.

Il ne reste plus qu'à espérer de rencontrer la bestiole à nouveau.

 

Pourtant, il existe certains insectes qui ne s'envolent pas souvent, et que l'on n'arrive cependant pas à photographier correctement.

Parce qu'ils sont très petits.

Ou très bien cachés.

Voire les deux.

Cicadella viridis (3) (cicadelle verte):

 

CICADELLIDAE Cicadella viridis.JPG

 

De fait, l'article présent va proposer des photos, pour l'ensemble, assez médiocres.

Car il va s'intéresser à un des ordres d'insectes les plus difficiles à photographier: les Homoptères.

Les deux exemples plus haut font partie de cet ordre.

 

En Provence, on rencontre une espèce d'homoptère qui est devenue un symbole de la région: la cigale ( famille: Cicadidae ).

En fait il en existe plusieurs.

La plus fréquente est la cigale de l'orne.

Cicada orni (3):

 

CICADIDAE Cicada orni 5.JPG
 

On l'entend aisément, mais elle n'est pas facile à voir.

Il faut la repérer à l'oreille.

Puis s'approcher.

Alors, elle cesse de chanter.

Il suffit de rester un instant immobile, et elle rechante.

On peut ensuite essayer de la repérer, mais ce n'est pas si simple, car sa couleur se confond avec l'écorce des arbres.

Et elle est souvent haut située.

Cicada orni (3) (Où est Charlie?):

 

CICADIDAE Cicada orni 3.JPG

 

Bien évidemment, elle n'est pas spécifique de l'orne, celui-ci étant d'ailleurs un arbre peu répandu dans les Bouches-du-Rhône.

La cigale de l'orne s'adapte à toutes sortes d'arbres.

La précédente était posée sur un noyer.

En voici une autre sur un érable:

 

CICADIDAE Cicada orni 4.JPG

 

Il existe d'autres espèces de cigales.

La plupart sont assez rares.

A l'exception de la cigale commune, que l'on rencontre assez souvent.

Lyrites plebejus (3) (cigale commune):

 

CICADIDAE Lyrites  plebejus 2.JPG

 

Contrairement à ce que son nom vernaculaire laisse supposer, Lyrites plebejus est moins commune que Cicada orni.

 

Les cigales ont bonne réputation.

Elles commencent à chanter lorsque la température dépasse 28 degrés.

Elles sont donc nos compagnes de l'été.

Notez que l'on parle toujours d'elles au féminin quand ce sont les mâles qui "chantent".

Les modernisateurs de la fable "La cigale et la fourmi" l'ont compris.

 

Cigale-fourmi.jpg

(droits réservés)

 

Nous aimons bien les cigales, pourtant, elles devraient être mal considérées.

Car elles sucent la sève des arbres.

Ce sont des insectes nuisibles.

Ceci n'a, bien sûr, aucun sens.

Les cigales ne sont ni bonnes ni mauvaises; ce sont simplement des cigales.

 

Les homoptères ne sont, en fait, pas un ordre, mais un sous-ordre de l'ordre des hémiptères, qui compte aussi les hétéroptères (punaises).

En gros, les homoptères sont constitués par les cigales, les cicadelles, les pucerons et les cochenilles.

Il se trouve donc que les homoptères, il y en a plein, et partout.

Mais, en général, on les ignore, car ils sont très petits.

 

Les cicadelles "vraies" mesurent rarement plus de 5 millimètres.

Anoplotettyx fuscovenosus (3):

 

CICADELLIDAE Anoplotettix fuscovenosus 2.JPG

 

Posées sur des feuilles, on les devine à peine.

La suivante s'est fait tatouer le logo "Biohazard" sur le front.

Eupteryx stachydearum (3):

 

CICADELLIDAE Eupteryx stachydearum 1.JPG

 

Celle qui suit, qui mesure environ 4 millimètres, semble ici parasitée par un acarien infra-millimétrique.

Penthimia nigra (3):

 

CICADELLIDAE Penthimia nigra.JPG

 

En voici d'autres, moyennement bien photographiées.

Synophropsis lauri (3):

 

CICADELLIDAE Synophropsis lauri.JPG

 

Idiocerus sp. (3):

 

CICADELLIDAE Idiocerus sp..JPG 

 

Les cicadelles "vraies" ressemblent, en gros, à de petites cigales.

Les autres familles de cicadelles ("fausses" cicadelles) ressemblent un peu à tout et à rien.

Les cercopes sont souvent très colorés.

Cercopis vulnerata (3):

 

CERCOPIDAE Cercopis vulnerata.JPG

 

Cercopis intermedia (3):

 

CERCOPIDAE Cercopsis intermedia 2.JPG

 

Les autres familles présentent des morphologies variées.

Lepyronia coleoptrata (3):

 

APHROPHORIDAE Lepyronia coleoptrata.JPG
 

Homotoma ficus (3):

 

HOMOTOMIDAE Homotoma ficus.JPG
 

Cixus sp. (3):

 

CIXIIDAE Cixus sp..JPG

 

Aphrophora alni (2):

 

APHROPHORIDAE Aphrophora alni.JPG

 

Certaines évoquent des formes extra-terrestres.

Asiraca clavicornis (3):

 

DELPHACIDAE Asiraca clavicornis 2.JPG
 

Issus coleoptratus (3):

 

ISSIDAE Issus coleoptratus 2.JPG
 

Centrotus cornutus (3):

 

MEMBRACIDAE Centrotus cornutus 1.JPG

 

D'autres espèces d'homoptères ont déjà été présentées dans l'article intitulé "Les minuscules".

 

A côté des cigales et cicadelles diverses, nous avons abandonné pour l'instant les cochenilles.

Mais nous nous sommes un peu intéressés aux pucerons.

La plupart appartiennent à la famille des Aphididae.

Aphis sp. (2):

 

APHIDIDAE Aphis sp..JPG
 

Certains peuvent se reconnaitre assez facilement.

Macrosiphum rosae (3) (puceron du rosier):

 

APHIDIDAE Macrosiphum rosae.JPG
 

Myzus cerasi (2) (puceron du cerisier):

 

APHIDIDAE Myzus cerasi.JPG

 

Mais, pour la plupart, nos identifications restent incertaines.

Metopolophium dirhodum (1):

 

APHIDIDAE Metopolophium dirhodum.JPG
 

Brachycaudus sp. (2):

 

APHIDIDAE Brachycaudus sp..JPG

 

Globalement, les pucerons sont si nombreux, et si polymorphes (adultes ailés, adultes aptères, formes larvaires...) qu'ils échappent largement au champ d'investigation d'un entomologiste amateur.

 

Évidemment, l'on serait en droit de considérer les homoptères comme des insectes nuisibles.

Ils sucent la sève des plantes, affaiblissent les végétaux.

Ils transmettent un certain nombre de maladies virales, ou bactériennes.

Bref, ils nous emmerdent.

 

En réalité, les pucerons ne sont devenus dangereux pour les cultures qu'à cause de l'incurie des hommes.

La généralisation des monocultures est une des causes de leur prolifération.

Et, bien sûr, l'usage intensif des pesticides et insecticides divers a considérablement affaibli les populations de leurs prédateurs.

 

Du fait de leur biomasse importante, les pucerons représentent une source alimentaire conséquente pour de nombreux animaux.

Les fauvettes nourrissent leur progéniture de pucerons.

En particulier les fauvettes mélanocéphales, qui sont fréquentes de part chez nous.

 

IMGP3537 (4).JPG

 

Les coccinelles, évidemment, s'en repaissent.

 

COCCINELLIDAE Coccinella septempunctata 7.JPG

 

De nombreux autres insectes, hyménoptères en particulier, sont aussi prédateurs des pucerons.

Bref, le mieux que nous ayons à faire les concernant, c'est de ne rien faire.

Sinon, nous entrons dans des cercles vicieux sans fin.

Respectez l'avifaune, ne tuez pas les insectes prédateurs, plantez des espèces végétales nombreuses et variées, et votre jardin s'en sortira très bien.

Même vos rosiers.

Qu'ils soient rustiques.

 

IMG_7989.JPG

 

Ou un peu moins.

 

IMG_7988.JPG

 

Quant à l'agriculture, elle ferait mieux d'envisager des méthodes de lutte biologique:

 

PHO58ac2eb2-aaa8-11e3-b0c4-23e63218c1bd-805x453.jpg

(droits réservés)

 

Plutôt que de s'acharner avec des méthodes industrielles qui ruinent la planète, et conditionnent une fuite en avant dont on devine, hélas, qu'elle nous pousse vers le précipice.

 



19/08/2017
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