LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Ca commence à grouiller

Dans quelques jours, au moment où cet article est composé, l'hiver sera terminé.

Depuis deux à trois semaines, les insectes du jardin sont à nouveau visibles.

Du moins certains d'entre eux.

Parmi les hyménoptères, les abeilles ont repris leurs pérégrinations.

Apis mellifera (3):

 

IMG_3622 (2).JPG

 

IMG_3763.JPG

 

IMG_3970.JPG
 

Ainsi que les premiers bourdons.

Bombus terrestris (3):

 

APIDAE Bombus terrestris 6 (bourdon terrestre).JPG

 

APIDAE Bombus terrestris 7 (bourdon terrestre).JPG
 

Et les abeilles charpentières.

Xylocopa violacea (3):

 

APIDAE Xylocopa violacea 5 (abeille charpentière).JPG

 

APIDAE Xylocopa violacea 6 (abeille charpentière).JPG
 

Les fourmis ont repris leur frénésie active.

Pheidole pallidula (3):

 

FORMICIDAE Pheidole pallidula 2.JPG

 

Lasius fuliginosus (2):

 

FORMICIDAE Lasius fuliginosus.JPG

 

NB: à partir de cet article, un code chiffré (cf. l'article "des entomologistes en hiver") suivra le nom de chaque espèce.

Ce code signalera le niveau vraisemblable de détermination.

0 pour peu probable

1 pour probable

2 pour très probable

3 pour certaine

 

Il n'y a pas que les hyménoptères qui soient de retour.

Les mouches le sont aussi.

Les premières à montrer le nez sont les calliphorides.

Calliphora sp.(3):

 

CALLIPHORIDAE Calliphora sp. 1.JPG

 

Pollenia rudis (2)

(Pollenia sp. (3)):

 

CALLIPHORIDAE Pollenia rudis 5.JPG

 

NB2: Pour comprendre le code:

Ici, l'identification de Calliphora sp. est certaine, mais uniquement pour le genre, puisque l'espèce reste indéterminée. Donc = (3).

L'identification de Pollenia rudis est quasi certaine pour l'espèce. Donc = (2).

Par contre, si l'on supprime l'espèce, elle devient certaine pour le genre. Donc = (3).

En général, les codes (0) et (1) n'apparaitront que rarement dans le blog, sauf cas particuliers.

 

grossefatigue.gif

(droits réservés)

 

Après ces quelques calliphorides, nous avons observé une Anthomyidae assez connue, la mouche de la pluie.

Anthomyia pluvialis (3):

 

ANTHOMYIDAE Anthomyia pluvialis 2.JPG

 

L'identification nous a semblé évidente.

Pourtant, en cherchant un peu, nous avons constaté qu'une autre espèce lui ressemble beaucoup.

Or, cette autre espèce, nous l'avions rencontrée l'an passé et avions cru voir alors Anthomyia pluvialis.

Nous avons corrigé notre erreur.

Anthomyia procellaris (3):

 

ANTHOMYIDAE Anthomyia procellaris 1.JPG

 

Les différences entre les deux se situent au niveau du scutum (partie médiane du thorax) et du scutellum (partie postérieure du thorax).

La disposition des taches noires varient entre les deux espèces.

 

gastonlagaffe-com-08.jpg

(droits réservés)

 

Les mouches, une fois éclose, semblent passer l'essentiel de leur temps à se reposer au soleil.

Ici, Calliphora sp. et  Anthomyia pluvialis partageant la même feuille:

 

IMG_4302.JPG

 

Mais cela n'est sans doute qu'une apparence.

Bref, quoiqu'il en soit, il est temps pour nous de ressortir les appareils photos.

 

Nous rencontrons assez vite certaines espèces parmi les plus communes qui démarrent une nouvelle saison.

Pyrrhocoris apterus (3):

 

 PYRRHOCORIDAE  Pyrrhocoris apterus 5.JPG

 

Coccinella septumpunctata (3):

 

COCCINELLIDAE Coccinella septempunctata 5.JPG

 

Pardosa amentata (2):

 

LYCOSIDAE Pardosa amentata 3.JPG
 

Pisaura mirabilis (3):

 

PISAURIDAE Pisaura mirabilis 4.JPG
 

Rhaphigaster nebulosa (3):

 

PENTATOMIDAE Rhaphigaster nebulosa 2.JPG

 

Sous les pierres, la vie aussi reprend ses droits:

Armadillidium sp. (3):

 

 ISOPODA ARMADILLIDIIDAE Armadillidium sp. 1.JPG

 

Cylindroiulus caeruleocinctus (2):

 

DIPOPLODA JULIDAE Cylindroiulus caeruleocinctus 4.JPG
 

Enfin, les aquatiques sont de retour.

Notonecta sp. (3):

 

NOTONECTIDAE Notonecta sp..JPG

 

Gerris lacustris (2):

 

GERRIDAE Gerris lacustris 2.JPG

 

D'autres espèces, moins communes, se montrent aussi.

Nous observons les deux suivantes pour la première fois.

Un papillon de nuit dans la maison.

Agriopis bajaria (3):

 

GEOMETRIDAE Agriopis bajaria 1.JPG

 

Une minuscule araignée dans le jardin, de la famille des Linyphiidae.

Très difficile à déterminer, le genre reste probable, et l'espèce inconnue.

Hypomma sp. (2):

 

LINYPHIIDAE Hypomma sp..JPG

 

Parfois, nous reconnaissons les insectes d'un seul coup d'oeil.

Mais le plus souvent nos yeux ne suffisent pas à nous montrer ceux qui nous entourent.

Sans une focale suffisante, nous sommes aveugles.

Et encore, une fois le cliché pris, ce n'est souvent qu'au développement et après recadrage que nous découvrons l'espèce concernée.

L'an passé, nous avions pris ce cliché vers l'automne:

 

CHLOROPIDAE Thomatomyia notata 1.JPG

 

Un seul cliché pour une seule rencontre.

Nous ne connaissions pas l'espèce en question, qui est très petite.

Elle passe complètement inaperçue aux yeux de quiconque ne sait pas regarder.

En fait, ce que nous ignorions alors c'est qu'il s'agissait d'une espèce très banale et très répandue.

Plusieurs centaines d'individus volètent actuellement autour de nos arbustes.

Thomatomyia notata (3):

 

CHLOROPIDAE Thomatomyia notata 3.JPG

 

 

CHLOROPIDAE Thomatomyia notata 4.JPG

 

L'espèce, indiscutablement, est belle.

Mais cette beauté nous interroge.

Pourquoi cet insecte si petit, que nous apercevons à peine, est-il beau?

Pourquoi trouvons-nous cet insecte beau?

A qui s'adresse cette beauté?

 

A toutes ces questions, nous n'avons pas de réponse.

Elles ne font que susciter de nouvelles questions.

Cette très petite araignée, déjà rencontrée l'an passé, nous apparait aussi très belle.

Heliophanus apiatus (3):

 

SALTICIDAE Heliophanus apiatus 5.JPG

 

Mais cette impression de beauté n'est peut-être que subjective.

Et surtout, cette beauté est mystérieuse quand il s'agit d'insectes aussi petits.

Comment les insectes se voient-ils entre eux?

Probablement ne se voient-ils pas beaux.

Leurs parures sont fonctionnelles.

Mais, le plus souvent, cette fonctionnalité même nous échappe.

Heliophanus apiatus est noire avec des taches blanches.

La punaise qui suit, observée par nous pour la première fois , l'est aussi.

Tritomegas bicolor (3):

 

CYDNIDAE Tritomegas bicolor 1.JPG

 

Existe-t-il un lien entre les deux?

Pourquoi celle-ci aussi nous apparait-elle belle?

L'observation du monde animal offre plusieurs niveaux de réflexion.

Et plusieurs strates de questionnement.

La seule chose sûre, c'est que nous n'en explorerons jamais qu'une infime partie.

Pour l'instant, tout ce que nous pouvons dire c'est qu'avec le retour du printemps les affaires reprennent.

 



09/03/2017
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