LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Des abeilles en général

Les hyménoptères, tout le monde sait ce qu'ils sont.

Ce sont (en gros) les abeilles, les bourdons, les guêpes et les fourmis.

On les connait et on les remarque facilement.

Ils sont souvent assez gros.

Beaucoup butinent, donc sont faciles à photographier.

 

 APIDAE Bombus terrestris 3 (bourdon terrestre) (2).JPG

 

Il faut juste faire un peu gaffe.

 

002.jpg

(droits réservés)

 

Lorsque nous étions enfants, dans les planches du Grand Larousse illustré, on en trouvait quelques autres, mais pas des masses.

Dans les cours de biologie du lycée, qui s'appelaient naguère les sciences naturelles, on en parlait.

Il y avait aussi, apparentés aux guêpes, les eumènes, les ichneumons, les ammophiles, les sphex (nous y reviendrons).

Bref, rien de tracassant.

Les hyménoptères sont bel et bien un ordre facile.

 

Tout ceci est une liste d'idées reçues.

Il existe environ 70 familles d'hyménoptères en France, pour environ 8000 espèces différentes sur le territoire national.

C'est un peu moins que les coléoptères, mais beaucoup plus que les odonates.

 

Reprenons donc tout à zéro.

Car la réalité c'est que les hyménoptères représentent certainement l'ordre le plus difficile pour un entomologiste amateur.

 

burp.JPG

(droits réservés)

 

Donc, parmi les hyménoptères, il y a les abeilles.

Jusque là, aucun problème.

Il n'existe que sept espèces du genre Apis, dont la plus connue, et la plus utilisée de loin en apiculture, est Apis mellifera.

Apis mellifera (3) (abeille domestique):

 

APIDAE Apis mellifera 2 (abeille domestique).JPG

 

Pour les bourdons, déjà cela se corse un peu.

Tout le monde, ou presque, sait que le bourdon n'est pas le mâle de l'abeille (qui est le faux-bourdon).

Mais ce que presque personne ne sait, c'est qu'il n'existe pas qu'un seul type de bourdon.

Les bourdons font partie, comme les abeilles, de la famille des Apidae.

Ils appartiennent tous au genre Bombus, mais se répartissent en une trentaine d’espèces en Europe.

De part chez nous, le plus fréquent est le bourdon des champs.

Bombus pascuorum (3):

 

APIDAE Bombus pascuorum 2 (bourdon des champs).JPG

 

Parfois, il est plus pâle.

Bombus pascuorum (3):

 

APIDAE Bombus pascuorum 3 (bourdon des champs).JPG

 

On rencontre aussi assez souvent le bourdon des jardins.

Bombus hortorum (3):

 

APIDAE Bombus hortorum 2 (bourdon des jardins).JPG

 

De même que le bourdon terrestre.

Bombus terrestris (3):

 

APIDAE Bombus terrestris 4 (bourdon terrestre).JPG

 

Les deux se ressemblent, mais le premier dispose de deux bandes jaunes sur le thorax, pour une seule chez le second.

Le bourdon des prés est plus rare.

Bombus pratorum (2):

 

APIDAE Bombus pratorum 3  (bourdon des prés).JPG

 

De même que le bourdon des pierres.

Bombus lapidarius (2):

 

APIDAE Bombus lapidarius 2 (bourdon des pierres SP).JPG

 

En plus des bourdons, il y a les bourdons-coucous.

Ceux-ci, comme leur nom l'indique, se comportent à la manière des oiseaux "coucous".

C'est-à-dire qu'ils pondent dans le nid des autres espèces de bourdon.

Bombus campestris (coucou des champs) (1):

 

APIDAE Bombus campestris 1 (coucou des champs).JPG

 

Bombus sylvestris (coucou des bois) (3):

 

APIDAE Bombus sylvestris 2 (coucou des bois).JPG

 

Toutes ces espèces sont des insectes pollinisateurs (ce sont loin d'être les seules).

Leurs vols fréquents dans le jardin, du moins l'espérons-nous, sont un bon signe de leur vitalité, et de l'efficacité de disposer d'un jardin 100% biologique.

Ce d'autant que nous avons la chance d'habiter dans une zone assez peu agricole. 

 

Nous avons disposé une ruche dans une zone du jardin et la colonie d'abeilles qui l'habite se porte très bien.

Nous avons ainsi l'impression de participer de la préservation de cette espèce si banale, si importante, mais dont la population est, depuis, plusieurs années, en très forte diminution.

La ruche:

 

 IMGP3492.JPG

 

On a invoqué des tas de causes à la disparition des abeilles dans certaines régions.

La seule qui prévaut reste l'usage intensif des pesticides.

En Chine, la situation, en certains endroits, est tellement dramatique que l'on emploie des centaines de personnes pour polliniser à la main.

Lorsque cela arrivera en France, nous nous souhaitons bien du plaisir.

 

En attendant notre ruche est active, jusqu'à l'approche de l'hiver.

Ici, mi-novembre:

 

IMGP3500.JPG

 

Si elles sont trop nombreuses, les abeilles domestiques finissent par concurrencer les abeilles sauvages.

Avec une seule ruche dans le jardin, cela ne semble pas être le cas.

 

Dans la famille des Apidae, existent d'autres espèces.

L'une d'entre elles est très connue, et très fréquente.

Il s'agit de l'abeille charpentière, ou xylocope.

Ceux qui ne connaissent rien aux insectes (dont nous faisions partie naguère) la confondent souvent avec les bourdons.

Xylocopa sp. (3):

 

 APIDAE Xylocopa violacea 3 (abeille charpentière).JPG

 

L'abeille charpentière fait peur, car elle est très grosse, son vol est rapide et bruyant.

Pourtant, si elle peut théoriquement piquer, elle ne s'attaque jamais à l'homme.

De ce point de vue, il s'agit d'une espèce très peu agressive.

N'hésitez pas à l'approcher, il n'y a aucun danger.

Les bourdons et les xylocopes sont, bien sûr, d'excellents pollinisateurs.

Ils ont l'avantage de disposer d'un appareil buccal puissant leur permettant de polliniser des fleurs que les abeilles délaissent.

 

APIDAE Xylocopa violacea 2 (abeille charpentière).JPG

 

APIDAE Bombus pascuorum 4 (bourdon des champs).JPG

 

Dans notre jardin, nous avons rencontré d'autres espèces de la famille Apidae, laquelle ne se résume pas aux abeilles, aux bourdons et aux xylocopes.

Parmi celles-ci des anthophores, groupe d'abeilles sauvages que nous confondions au départ avec les colletes.

Et oui! Il faut un début à tout.

Amegilla albigena (2):

 

 APIDAE Amegilla albigena.JPG

 

Amegilla quadrifasciata (1):

 

 APIDAE Amegilla quadrifasciata 1.JPG

 

Ces espèces sont difficiles (voire impossibles) à déterminer sur une seule photo, surtout quand celle-ci n'est pas très bonne.

Aussi, souvent, il faut se retrancher derrière le fameux "sp.", qui signifie espèce non déterminée dans le groupe, et qui cache notre incompétence en la matière.

Anthophora sp. (2):

 

APIDAE Anthophora plumipes 2.JPG
 

Ici, Amegilla sp. adoptant une position particulière.

Elle ne fait pas sa séance d'abdominaux, mais nettoie son appareil buccal avec ses pattes antérieures:

 

IMGP3221 (2).JPG

Dans le genre Nomada, nous n'avons rencontré qu'une seule espèce, heureusement très caractéristique.

Nomada succincta (3):

 

APIDAE Nomada succincta 4.JPG

 

Finalement, nous avons vu tout au long de la saison d'assez nombreux bourdons, vrais et faux, plus quelques autres espèces dans la famille des Apidae.

Il n'y a pas de quoi pavoiser puisque, pour exemple, 126 espèces sont présentes dans la galerie du forum "Le monde des insectes", qui n'est pas exhaustive.

Mais cela n'est pas si mal, ce d'autant que certaines de nos photos d'hyménoptères restent encore indéterminées et peuvent grossir le lot.

En tout cas, nous sommes encore loin de devoir polliniser à la main.

Les Apidae ne sont qu'une famille au sein de l'ordre des hyménoptères, qui en compte plus de soixante.

Pour la suite, voir l'article intitulé "nous aurait-on menti?".

 



26/10/2016
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