LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Une mare, première année

Lors de l'hiver 2015/2016, nous avons fait creuser une mare dans une partie de notre terrain qui est inondable en cas de grosses précipitations.

 

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L'idée était, au départ, de créer un bassin de déversement.

Accessoirement, nous espérions voir s'y développer un écosystème.

En particulier, notre espoir se portait sur les odonates (ordre d'insectes comportant les libellules et les demoiselles).

 

Nous étions nuls en entomologie.

 

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(droits réservés)

 

Mais nous avions remarqué la présence occasionnelle de libellules de diverses couleurs dans le jardin, où existaient déjà deux petits bassins.

 

Au début du printemps, notre mare n'avait que quelques semaines d'existence.

Et déjà les libellules arrivèrent.

La première espèce rencontrée fut "Libellula depressa", en nom vernaculaire: libellule déprimée.

Elle est ainsi nommée non pas pour ses humeurs moroses.

Mais à cause de son abdomen un peu aplati.

Libellula depressa femelle:

 

LIBELLULIDAE Libellula depressa 1 (libellule déprimée femelle).JPG

 

Libellula depressa mâle:

 

LIBELLULIDAE Libellula depressa 2 (libellule déprimée mâle).JPG

 

D'autres espèces apparurent assez vite.

D'abord "Crocothemis erythrea":

 

LIBELLULIDAE Crocothemis erythrea 1 (crocothémis écarlate mâle).JPG

 

Puis "Ischnura elegans":

 

COENAGRIONIDAE Ischnura elegans 1 (agrion élégant).JPG

 

Et "Coenagrion puella":

 

COENAGRIONIDAE Coenagrion puella 1 (agrion jouvencelle mâle).JPG

 

Les deux dernières espèces étaient, pour de complets débutants, assez semblables.

Nous avons compris très vite que nous devrions nous documenter un peu sur le sujet.

Un ouvrage nous fut très utile: le "Cahier d'identification des libellules de France".

 

12650_1.jpg

(droits réservés)

 

Il nous permit, entre autre, de comprendre pourquoi les deux premières espèces rencontrées autour de notre mare avait été Libellula depressa et Crocothemis erythrea.

Ici, Libellula depressa et Crocothemis erythrea sur la même branche de prêle:

 

LIBELLULIDAE Libellula depressa 4 (libellule déprimée mâle).JPG

 

Celles-ci sont, en effet, des espèces pionnières, qui colonisent les nouveaux milieux aquatiques à leur disposition.

En gros, il suffit de faire un trou assez grand et de le remplir d'eau et vous y verrez, dès les beaux jours, voleter des libellules déprimées et des crocothémis écarlates.

Rien que ces deux espèces offrent des spectacles variées car leurs couleurs diffèrent selon leur degré de maturation et selon le sexe.

Libellula depressa, un vieux mâle:

 

LIBELLULIDAE Libellula depressa 3 (libellule déprimée mâle).JPG

 

Crocothemis erythrea, un jeune mâle:

 

LIBELLULIDAE Crocothemis erythrea 7 (crocothémis écarlate mâle immature).JPG

 

Crocothemis erythrea, une femelle:

 

LIBELLULIDAE Crocothemis erythrea 5 (crocothémis écarlate femelle).JPG

 

Profanes en entomologie, nous avons appris en premier à utiliser les noms latins, plutôt que les noms vernaculaires.

Pour une raison très simple: bon nombre d'espèces d'insectes ne disposent pas de nom vernaculaire.

 

Il existe une centaine d'espèces d'odonates en France.

Cela peut paraitre beaucoup.

Cela est, en réalité, très peu par rapport à d'autres ordres.

Nous y reviendrons.

Nous n'étions encore qu'au milieu du printemps.

La sexualité des insectes commençait à s'exprimer.

Les choses allaient s'accélérer.

Coenagrion puella, in copula:

 

 COENAGRIONIDAE Coenagrion puella 4 (agrion jouvencelle couple).JPG

 

Lorsque notre mare fut stabilisée, c'est-à-dire lorsque les végétaux aquatiques et les végétaux terrestres alentour commencèrent à se développer correctement, d'autres espèces d'odonates apparurent au fil des jours.

 

L'été s'annonçait. Nous dûmes nous procurer un deuxième reflex numérique.

Il allait falloir tenter de maîtriser ce type d'appareil car, depuis plusieurs années, nous avions abandonné la photo, et notre expérience ancienne datait de l'argentique.

Cela n'allait pas être si simple et, pour tout dire, de nombreux progrès en le domaine restent à accomplir.

Mais, au moins, pouvions-nous photographier les nouvelles espèces.

"Sympecma fusca":

 

LESTIDAE Sympecma fusca 2 (brunette hivernale).JPG

 

Bon nombre d'images furent captées à proximité immédiate de la mare, d'autres plus loin.

De fait, nous ne saurons jamais si certaines espèces naquirent chez nous, où ailleurs.

Dans tous les cas, elles semblaient se plaire en les lieux.

Vinrent donc successivement  "Aeshna mixta":

 

AESHNIDAE Aeshna mixta 1 (aeschne mixte jeune mâle).JPG

 

"Platycnemis latipes", qui, bien qu'assez banal, nous posa un problème de détermination en raison de son polymorphisme.

C'est à cette occasion que nous découvrîmes le site "le monde des insectes", sur lequel nous reviendrons, et qui fut d'une aide inestimable.

 

PLATYCNEMIDAE Platycnemis latipes 1 (agrion blanchâtre femelle).JPG

 

Le sympétrum de Fonscolombe fut en retard par rapport aux autres, mais s'invita en nombre.

"Sympetrum fonscolombii" femelle:

 

LIBELLULIDAE Sympetrum fonscolombii 4 (sympetrum à nervures rouges femelle).JPG

 

"Sympetrum fonscolombii" mâle, beaucoup plus ostensible:

 

LIBELLULIDAE Sympetrum fonscolombii 6 (sympetrum à nervures rouges mâle).JPG

 

Pendant plus d'un mois, cette espèce fut celle qui nous observâmes le plus souvent, le nombre d'individus en une seule rencontre dépassant parfois la dizaine.

Certains, pour attirer notre attention, se livraient à de curieuses acrobaties.

 

LIBELLULIDAE Sympetrum fonscolombii 2 (sympetrum à nervures rouges femelle).JPG

 

Notre mare, nous ayant offert ce spectacle sans cesse renouvelé, dépassait déjà nos espoirs.

Cela n'allait pas s’arrêter là (cf. article "une mare, et un petit peu plus loin").



25/10/2016
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